Ce matin, je me suis motivé pour arpenter (visuellement) les annonces proposées d’emploi en Île-de-France.
Je cherche un emploi dans le secteur culturel puisque je ne sais faire que ça a priori.
Sans pour autant raconter ma vie au demeurant assez banale (ne pas oublier le titre du blog!), j’ai toujours occupé des fonctions dans des organisations culturelles soit, comme commissaire d’exposition ou plus récemment et pendant cinq années comme administrateur d’une scène conventionnée.
L’envie de changer afin d’éviter de sombrer dans la lassitude à 33 ans, j’ai préféré partir pour chercher autre chose !
Et c’est là, que tout va se compliquer dans les mois prochains.
Je vois sans pour autant les entendre (car ils sont pudiques ou plutôt respectueux de mon choix) mes amis dire : « Comment ? tu quittes un boulot dans cette période de crise mondiale réelle !!!! et la Culture, elle se réduit à rien maintenant ! plus de budgets nationaux et face à la télé, que proposer comme alternative ? »
Mais c’est fait, j’ai sauté le pas et je suis désormais sans rien devant mon ordinateur en train de boire un café Nespresso, vestige peut-être d’ici quelques mois, de mes moyens d’alors !!!
On verra.
Pour le moment, j’arpente donc les annonces.
Une précision, je souhaite rester en Île-de-France et plus précisément le plus près de Paris.
Quel rayonnement à la création ailleurs ? Aucun ou quasiment aucun à mon sens !
La France, reste malgré les deux salves de décentralisation, un pays éminemment centralisateur avec la Culture à Paris et quelques miettes à la périphérie.
Je ne dis pas que les projets artistiques proposés à Paris sont tous intéressants mais ils ont, le mérite de nous permettre, après le spectacle, d’aller ensuite dans un bistro pour oublier et éructer éventuellement sur lesdits spectacles.
En province, tout est terne après un spectacle car tout est fermé à part les lieux convenus de type restaurants pour membres de Rotary qui accueillent une clientèle d’après-spectacles vaguement éclairée (dans tous les sens du terme ou alors éblouissante par le côté convenu d’une bourgeoisie vaguement bling bling et donc scintillante).
Ici (car Paris, c’est ici !) rien n’est véritablement sordide ou bien on se rassure, en se disant que ça l’est forcément moins qu’ailleurs.
Et c’est parce que je suis originaire d’une petite ville du Sud-Ouest et que j’ai fait mes études dans une grande ville que je mesure encore plus la nécessité de côtoyer Paris et ses charmes. Pour moi, dès qu’il y a le métro, j’assimile cela à des flux, donc des rencontres, des partages, des agapes et cela m’évite de trop considérer que ma vie est une vie de merde !
Alors ce matin ! Des annonces dans le secteur culturel, je n’en trouve pas des quantités.
Elles alternent entre vantardise absolue du genre : « meilleur lieu de spectacle de la petite couronne, cherche un directeur brillant, 10 années d’expérience dans un centre national, physique proche de Brad ou bien d’Angelina pour proposer une programmation auprès d’une population BAC + 10 QI -10) » ou bien angoissante proposition qui se rattache trop à un boulot de merde dans une ville de merde. Où est la corde ? Vite !
Du coup, j’ai arrêté de rechercher.
Je vais prendre un bain (car j’ai maintenant le temps) et je vais boire un thé de chez Mariage frères ou bien de chez Kusmi. Pour Kusmi, c’est une recommandation d’une amie de province !
Il faut donc que je recherche si c’est assez snob pour être bu ce matin.
Belle journée à toutes et à tous et n’oubliez pas : Vie de merde certes ! mais ce sera encore pire d’ici quelques mois compte tenu de la crise. J’en profite alors………………..